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Atlas PSF | Accroissement gingival [médicaments]

La dernière situation clinique de PSF

ParoSphère Formation | Atlas Accroissement gingivaux
Publié le 12 mai 2018

L'atlas des Accroissements gingivaux


Caractéristiques des accroissements gingivaux d'origine médicamenteuse

Les accroissements gingivaux peuvent avoir différentes étiologies. Certains sont héréditaires, d’autres idiopathiques et, parfois, ils peuvent être associés à des maladies systémiques. Plus rarement, ils ont été observés chez des patients consommateurs de cannabis. La plupart, cependant, participent des effets secondaires de traitements médicamenteux.

Trois familles de médicaments peuvent ainsi être à l’origine d’accroissements gingivaux : (1) la cyclosporine A dans le traitement des greffes d’organes, (2) la phénytoïne dans le traitement de l’épilepsie et (3) les inhibiteurs calciques dans le traitement de l’hypertension artérielle. La prévalence de ces symptômes atteint, dans les études les mieux contrôlées, des valeurs de 30% chez les patients transplantés, de 50 % chez les épileptiques et de 6% lorsqu’il s’agit d’inhibiteurs calciques.

Si le terme d’accroissement a été préféré à ceux d’hyperplasie ou d’hypertrophie, employés auparavant, c’est parce que l’accroissement gingival résulte de processus plus complexes. Histologiquement, on peut observer une hyperplasie de l’épithélium de jonction, une hypertrophie de l’épithélium kératinisé et la présence de tissu conjonctif fibreux et/ou dilaté.

Il est établi que la sévérité de l’accroissement gingival dépend principalement de la quantité de dépôts bactériens sur les surfaces dentaires. Chez certains patients, cet accroissement peut devenir un facteur aggravant de la maladie parodontale (1) en contribuant à la rétention de plaque dentaire dans l’espace compris entre l’excès de gencive marginale et la paroi dentaire et (2) en provoquant des migrations dentaires qui conduisent à des encombrements et diastèmes diminuant, dès lors, l’efficacité du brossage.

(Duffau F. Titane. 2005).


Principe de l'Atlas PSF

Nous avons tous pris l'habitude de voir dans des articles, des livres ou lors de conférences des vues cliniques caractéristiques des pathologies parodontales auxquelles nous pouvons être confrontés dans notre pratique. Ces images sont en général sélectionnées par les auteurs sur un certain nombre de symptômes bien identifiables pour que le message passe aisément, si bien qu'elles en deviennent presque caricaturales de la pathologie décrite. Et, finalement, lorsqu'une pathologie débutante se présente ou que les symptômes ne sont pas évidents, il arrive que nous passions à côté. C'est pourquoi, nous vous proposons de mettre régulièrement à jour cet Atlas avec des vues cliniques initiales de situations cliniques ou de pathologies, parfois évidentes, parfois moins.


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